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Le Maine Coon est une race naturelle, elle n'est pas issue de croisements volontairement choisis par les hommes, même si très tôt certains commencèrent à sélectionner et élever les chats de ce type et qu'aujourd'hui le Maine Coon a été largement "travaillé" par les éleveurs.
Félin fascinant, petite merveille créée par la nature, le Maine Coon a suscité bien des théories quant à son apparition. Mais si ses origines restent mal cernées, il n'en reste pas moins que certaines thèses relèvent de la pure légende alors que d'autres sont bien plus plausibles.
La théorie la plus insensée consiste à dire que le Maine Coon serait issu du mariage d'un chat et d'un raton laveur (la queue annelée du raton laveur rappelant celle du Maine Coon). Cette hypothèse est génétiquement impossible, mais elle a néanmoins marqué l'histoire du Maine Coon puisqu'elle est à l'origine d'une partie de son nom ("Racoon" signifiant raton laveur en anglais).
Une autre légende raconte que les Maine Coon auraient des origines "royales". Ils seraient les descendants des chats de Marie Antoinette qui, au moment de la révolution française, avait projeté de s'enfuir vers les Etats Unis. Le bateau partit sans elle, mais avec à son bord six de ses chats (probablement angora ou persan) et certains de ses effets personnels qu'elle avait préalablement confiés au capitaine du navire (le capitaine Clough). Arrivés sur la côte nord-est américaine ses chats se seraient mêlés aux chats locaux, auxquels ils se seraient unis, donnant naissance au Maine Coon. Cette théorie semble bien romanesque...
On ne saura jamais vraiment comment le "type Coon" est apparu mais l'hypothèse la plus raisonnable semble être le mélange des chats autochtones des côtes nord-est américaine avec des chats à poils longs importés d'Europe par bateaux. Cette hypothèse semble la plus réaliste quand on sait que, de tout temps, les marins ont voyagé avec des chats (qui mieux qu'eux pouvaient préserver les réserves des assauts des souris) et que les bateaux venus d'Europe débarquaient généralement sur la côte nord-est américaine, berceau du Maine Coon.
Reste alors à savoir à quelle époque eurent lieu les premiers croisements. Dès les vikings (qui ont foulé le sol américain bien avant Christophe Colomb) ? Bien plus tard ?
La part de mystère ne sera jamais complètement levée... Mais n'est-ce pas souvent le cas face aux chefs d'oeuvres de la nature ?!
Le premier Maine Coon historiquement répertorié, répondait au nom de Captain Jenks of the Horse Marines. Il appartenait à Mme Pierce (une des premières éleveuse de Maine Coon, habitante de l'Etat du Maine) qui dans "The book of the cat" (premier ouvrage consacré aux races de chats, de Francis Simpson, publié à Londres en 1903) dit avoir acquis ce chat en 1861. Dans son récit (qui est un témoignage de référence sur l'histoire du Maine Coon) elle explique qu'à cette époque les chats de ce type étaient déjà répandus et bien connus des habitants, qu'ils étaient présents dans tous les ports de cette région de la côte est américaine, au nord de Boston (les premières traces du Maine Coon sont bien apparues dans cette région) et que lorsque des naissances intervenaient, les petits étaient offerts (ou vendus) aux proches (ce qui, probablement, contribua à faire entrer le Maine Coon à l'intérieur des terres). Elle fait également mention des concours, qui étaient organisés par les maîtres dans des foires et qui, rapidement, contribuèrent à accroître la popularité de ce chat. Notons que Capitain Jenks participa à plusieurs de ces manifestations dès 1861.
Ainsi dans les années 1870 le Maine Coon était déjà bien reconnu comme type distinct et sa popularité s'était étendue au delà de son Etat d'origine.
En 1878, lors de la première exposition féline des Etats-Unis, qui eut lieu à Boston, douze Maine Coon étaient inscrits. En Mai 1895, au Madison Square Garden de New York, lors de la plus grande exposition féline jamais organisée jusque là sur le sol américain, une femelle Maine Coon remporta le premier prix. Notons également qu'en 1897, 1898 et 1899 c'est un mâle Maine Coon (appartenant à Mme Pierce) qui remporta 3 années de suite l'exposition de Boston, avant d'être détrôné par son fils, en 1900 . Le Maine Coon comptait déjà de vrais adeptes...
Dans l'un des premiers livres des enregistrements de chats aux Etats-Unis, celui de la Cat Fanciers Association (la CFA, fondée en 1908) vingt huit Maine Coon étaient inscrits.
Pour les curieux, cliquer sur : (photo tirée du site PawPeds)
Le début du XXème siècle marque un tournant dans l'histoire du Maine Coon. En effet avec l'arrivée des chats venus d'Europe le Maine Coon suscita de moins en moins d'engouement (l'intérêt du public s'étant reporté sur ces races plus exotiques...) jusqu'à tomber dans un quasi oubli, disparaissant ainsi des expositions et des enregistrements.
Mais c'était sans compter les passionnés qui créèrent, en 1953, le premier club de la race : le Central Maine Cat Club (CMCC). Ils rédigèrent un premier standard, tinrent un livre d'origine et organisèrent des expositions pour présenter à nouveau ce chat au public.
Après la dissolution de ce club en 1964 d'autres éleveurs créèrent en 1968 la Maine Coon Breeders et Fanciers Association (MCBFA) qui, à son tour, allait oeuvrer pour le Maine coon et sa reconnaissance par les instances félinotechniques.
En 1976 la CFA finit par reconnaître le Maine Coon comme race féline et accepter son standard (alors même qu'elle avait été une des premières à inscrire les Maine Coon dans ses livres d'origines ; paradoxe de l'histoire...).
Enfin 1985 Le Maine Coon fût déclarer "chat officiel de l'Etat du Maine" par le gouverneur de cet Etat ; consécration de sa popularité...
Les premiers Maine Coon seront importés en Europe au cours des années 1950. Mais le développement de la race ne commencera réellement qu'au milieu des années 1970.
En France le premier Maine Coon n'arrivera qu'en 1981. Il se nommait Charly de Silvercoon. Après lui bien des Coon entrèrent puis naquirent sur notre territoire. En effet depuis les années 90 le Maine Coon n'en fini pas de faire des adeptes ! (Parfois malheureusement à ses dépends...)
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