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Comme pour les maladies génétiques, il s'agit simplement de donner ici quelques explications de base concernant les maladies infectieuses les plus courantes chez le chat. Mais il va sans dire que pour tout avis médical seul un vétérinaire est compétent !
La Panleucopénie Féline (ou Typhus) : le Typhus est une maladie virale hautement contagieuse provoquée par un parvovirus très résistant qui peut survivre plus d'un an en milieu extérieur. Il s'attaque au tube digestif de l'animal et entraîne une entérite. La maladie se manifeste par une diarrhée aiguë et une importante baisse des défenses immunitaires. La forme suraiguë entraîne la mort subite de l'animal en moins de douze heures ; la forme aiguë provoque un fort abattement, une anorexie complète, une déshydratation, des vomissements et de la diarrhée (le taux de mortalité est d'environ 50 à 60 %) ; la forme subaiguë se caractérise par une diarrhée persistante et un mauvais état général. La contamination se fait par contact direct (par voie orale ou nasale, au contact d'un congénère infecté ou par contact avec ses excrétions, fèces, urines ou salive) et indirect. Le virus étant très résistant les objets entrés en contact avec un chat infecté (bac à litière, gamelle...) peuvent également être sources de contamination pour un chat sain. De même une personne ayant touché un chat malade peut diffuser le virus s'il néglige de se laver les mains. La contamination peut également se faire par les puces, qui transmettent le virus d'un chat à l'autre. Chez la chatte gestante la contamination peut provoquer un avortement ou encore entraîner, pour ses chatons, de graves malformations cérébrales (hypoplasie du cervelet). La vaccination offre une excellente protection contre le thyphus. Le coryza : "Coryza"'est le terme global qui sert à désigner les signes cliniques des affections oculaires et des voies respiratoires supérieures dont les principaux agents sont des virus (les deux plus courants étant le calicivirus, l'herpés-virus félin), mais qui peut également être lié à des bactéries (la plus courante étant la chlamydophila félis) et qui peut même avoir des causes non infectieuses (traumatisme, tumeur, corps étranger...). Les affections respiratoires et oculaires sont souvent associées. Les symptômes sont : fièvre, éternuements, écoulements nasaux, larmoiement, conjonctivite, toux et parfois ulcères buccaux. Le coryza est très contagieux et se transmet essentiellement par voie directe, d'un chat à l'autre via les sécrétions oro-nasales et occulaires. La transmition peut également se faire par contact indirect (objets, mains...). Aujourd'hui s'il existe bien plusieurs vaccins aucun n'est capable de protéger complètement un animal mais, grâce à la vaccination, le chat est généralement protégé contre les formes les plus sévères de la maladie. La leucose (FeLV : virus leucémogène félin ou leucémie virale féline) : cette maladie virale très contagieuse est due à un rétrovirus fragile qui ne persiste pas dans l'environnement. Ainsi la transmission se fait par contact direct, le plus souvent par la salive. Elle peut également être transmise in utero de la mère à ses petits. Les symptômes sont très variables. La maladie provoque une léthargie, une anémie, une immunodéficience (entraînant de nombreuses pathologies opportunistes) mais également des ulcères, des tumeurs. Son issue est souvent fatale. Si aucun des vaccins existant n'est capable de protéger un animal à 100 % ils demeurent néanmoins très efficaces. La rage : La rage est une maladie virale mortelle pour l’homme et pour l’animal qui peut atteindre toutes les espèces animales à sang chaud. Elle se transmet par la salive et pénètre dans l'organisme par le biais d'une plaie ou à travers les muqueuses. Les symptômes apparaissent quelques semaines à quelques mois après la contamination. Pendant cette période, le virus se multiplie puis se répand dans l'organisme via les nerfs et va se loger dans le cerveau et la moelle épinière. Il peut ensuite atteindre d'autres organes, tels que les glandes salivaires. Une fois la maladie déclarée elle est fatale dans 100 % des cas. Les signes cliniques chez le chats sont des changements de comportement (le chat enragé a tendance à se cacher, il devient nerveux, agressif, irritable), une incoordination, une désorientation, des crises convulsives puis il finit par se paralyser. Il bave également du fait de l'impossibilité de déglutir. La mort survient en 3-6 jours.
L'immunodéficience virale féline (FIV) ; dite "sida du chat": cette maladie, due à un rétrovirus se transmet généralement par morsure. Elle peut également se transmettre in utero de la mère à ses petits. Elle entraîne une diminution du nombre de globules blancs et donc des problèmes immunitaires. Ainsi le chat atteint présentera des signes liés à l' immunodépression (atteinte de l'état général : léthargie, fièvre, anémie... ; affection chroniques ou récidivantes). Un chat atteint peut rester plusieurs mois sans qu'aucun symptôme ne se manifeste mais il est tout de même contagieux. Il existe plusieurs tests permettant de dépister la FIV mais il n'y a aucun vaccin disponible. Les coronaviroses : Péritonite Infectieuse Féline (PIF ou FIPV) et coronavirus entérique félin (FECV). Les coronaviroses sont dues à ces deux agents infectieux : FECV et FIPV. Le FECV est le coronavirus le plus commun. Il se transmet par voies fécale et orale et va se loger dans l'intestin. Le FECV est bénin et ne provoque généralement aucun symptôme (ou dans le pire des cas une entérite, se traduisant par une diarrhée bénigne). Une très large majorité des chats (plus de 90 %) restent en bonne santé mais pour certain d'entre eux l'infection va entraîner un long processus menant à la PIF. En effet les coronavirus ont une grande faculté de mutation et sous l'influence de facteurs encore mal cernés, il arrive que ces simples coronavirus entériques se transforment (il semblerait par une série de mutations) en un virus très pathogène le virus de la PIF. Il existe plusieurs formes de PIF : une forme humide, qui se caractérise par une accumulation de liquide dans la poitrine ou l'abdomen, et une forme sèche, qui se caractérise par des lésions inflammatoires appelées pyogranulome qui peuvent toucher pratiquement tout les organes y compris le système nerveux ; il existe également une forme mixte. La virulence de la maladie est variable mais dans sa forme la plus sévère la PIF est inévitablement mortelle. Aujourd'hui il n'existe aucun traitement ni aucun test fiable : en effet, bien que certains tests aient été mis au point, aucun d'entre eux ne permet de différencier un virus entérique banal du virus de la PIF. Pour d'autres informations sur la PIF nous vous invitons à consulter ce site :
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